Monday, 25 August 2014

No Regrets... Yeah right!

Je vois et j’entends trop souvent les mots « No Regrets ». C’est une bonne attitude à avoir mais un but impossible à atteindre. Le regret est une partie importante de la pensée humaine et c’est souvent ce qui engendre une volonté de changement. Personne ne devrait avoir honte de ressentir du regret. Je suis, à titre d’exemple, une personne qui n’a pas peur d’admettre qu’elle vit avec plusieurs regrets. Je ne crois pas pour autant être plus malheureuse ou instable émotionnellement qu’un autre. Ma philosophie par rapport à ce sentiment a beaucoup changé au cours de ma vie, mais à ce jour je préfère me dire que le regret doit être chose vécue. Par contre, je crois fortement qu’il valle mieux regretter un geste posé plutôt qu’une occasion manquée.

Tout le monde vivra un jour une forme ou une autre de regret. Les plus communs sont les petits banals qui ne nous apportent rien et dont on n’apprend jamais :
-J’aurais pas dû mixer!
-Boire trop de thé/café avant une longue drive…
-Porter un chandail blanc à un souper spaghetti

Oups...
Par contre, la décision de comment vivre avec ses regrets, c’est nous-mêmes qui devons la prendre. Ça peut empoissonner une vie ou on peut décider d’apprendre de ces regrets et de s’en inspirer pour changer une situation qui nous déplaise. Aujourd’hui, je voulais partager avec vous quelques situations que je regrette encore aujourd’hui mais qui n’ont pas eu qu’un impact négatif dans ma vie. Je vais donc aussi expliquer comment elles m’ont aidée à devenir la femme que je suis.

-Ne pas demander la permission : J’ai expliqué plus tôt dans l’été que j’avais peur du refus et que de ce fait, j’avais préféré à plusieurs reprises prétendre avoir demandé la permission à mon père pour sortir plutôt que de réellement le faire. Cette situation est regrettable parce qu’elle m’aura empêchée de vivre une partie de ma jeunesse et n’a fait qu’alimenter ma peur au lieu de m’aider à la surmonter. Aujourd’hui, ces souvenirs me rappelle à quel point il est important de faire des tentatives, de prendre des chances. C’est d’ailleurs de là que ma philosophie de « regrette ce que tu fais et non ce que tu aurais pu faire » provient. Grâce à cela, j’ai eu la chance de vivre de belles opportunités en essayant de répondre à la positive le plus souvent possible lorsqu’on me faisait une proposition.

-La seule fois où j’ai consommé de la drogue : Ben oui, rares sont ceux qui ont la force de dire non à ce genre de tentations toute leur vie. Je fais partie de ceux qui ont essayé et j’ai failli y laisser ma peau! Les adeptes ont essayé de me rassurer en m’expliquant que je m’y étais mal prise puisque j’avais trop bu ce soir là. Ben oui! J’aurais jamais eu le guts de fumer du pot sans le push que l’alcool m’a offert… Ils ont aussi dit que je n’aurais pas dû fumer la cigarette par après. Ben écoute là… Je ne savais pas ce que je faisais pi tant qu’à aller contre mes principes, aussi ben toutes les briser en une seule shot. Pour faire une histoire courte : après avoir fumé mon premier (et seul) joint, je ne me rappelle que d’avoir perdu équilibre en essayant d’entrer dans l’édifice Médard-Collette. Le lendemain matin, j’ai eu le pire réveil de mon existence. J’étais changée dans mes vêtements de nuit, je ne portais plus mes verres de contact, j’étais dans le lit de mon amie et nous étions toutes deux couvertes de vomissure. MON vomis! Black out total. Je ne me souviens de rien mais imaginer seulement pour un instant si je m’étais couché sur le dos au lieu du ventre… Je n’ose même pas imaginer les détails tellement ça me fait flipper. Je regrette et je sais aussi que je ne toucherai plus jamais à une forme de drogue qui ne m’est pas d’abord recommandée par un pharmacien!


-Avoir choisi l’attitude négative : Encore aujourd’hui, il est difficile pour moi de poser une observation objective d’une situation. C’est tellement plus facile d’en ressortir le négatif. Je regrette tout cela parce que ma mauvaise attitude m’a empêchée d’être heureuse sur tellement de niveau. Pourquoi broyer de noir quand tu sais clairement que tu n’es que dans une mauvaise passe? Parce que c’est la easy way out tout simplement. Pourquoi prendre la route la plus ardue quand tu peux prendre le chemin que tu empruntes toujours. J’essaie donc de peser le pour et le contre, d’observer les deux côtés de la médaille maintenant lorsque je me retrouve devant une impasse. Ça change le mal de place et bien que l’attitude soit dure à adopter, se sortir du trouble devient beaucoup plus facile par la suite.

-Avoir laissé mon ex détruire ma confiance : Il s’agit là de mon plus grand regret. J’ai sorti avec ce gars-là pour 2-3 mois, difficile à dire comme il a commencé à être distant avec moi à la minute où j’ai décidé d’être un peu plus entreprenante. Pour faire une histoire courte, peu de temps avant que ma première année universitaire ne soit entamée, il m’a avouée ne jamais m’avoir aimée. Aujourd’hui il est sorti du placard, est heureux et est fiancé donc tant mieux pour lui. Ce qui est terrible dans cette histoire c’est que ça m’a beaucoup plus affecté que je le croyais. Ma confiance en a pris un coup et j’étais, jusqu’à très récemment, complètement convaincue qu’il était impossible pour quiconque de m’aimer. Ça m’aura pris une relation à long terme et une dure séparation pour réaliser qu’une personne m’avait réellement aimée. Réalisation qui est venue beaucoup trop tard évidemment. Aujourd’hui, je sais pour un fait qu’on m’a aimée et je peux donc tourner la page sur ce traumatisme qui me hantait sans même que je ne m’en rende compte. J’ai repris de la confiance en moi et je crois sincèrement arriver, un jour, à être heureuse dans une relation de couple.

Vous comprendrez que je vois ce blogue un peu comme une façon de vider mon sac. Mettre ces choses à l’écrit est plus que thérapeutique! Certaines personnes croiront peut-être que de m’ouvrir à ce point me rendra vulnérable. Je ne le crois pas. Je crois plutôt qu’il s’agit là d’un exercice essentiel à la découverte de soi. Depuis que j’écris, je me sens beaucoup mieux avec moi-même et je commence à regagner cette estime qui me manquait tant. Refuser d’admettre ses regrets ne peut que nous nuire. À chacun sa façon de les accepter et d’en apprendre!


Shotgun Godin

Monday, 18 August 2014

How do I girl?!?

Je ne me suis jamais considérée comme étant une personne féminine. Quand j’étais plus jeune, je ne jurais que par une seule marque : Adidas. Bravo la féminité! Jusqu’à très récemment, je misais sur le naturel un point c’est tout et je ne voyais pas l’intérêt de changer ma garde-robe pour des vêtements de styles différents. Je misais sur le confort et les couleurs avant tout le reste et j’étais bien comme cela. Ce n’est que lorsque j’ai entamé mes premiers stages en enseignement que j’ai ressenti le besoin de sortir du lot. Je devais être une professionnelle, non pas une copie conforme des jeunes que j’enseignais. Depuis ce temps, j’ai développé quelques petites passions que je laisse ressortir de temps à autre et qui m’aide à être plus fière de mon physique et plus confiante lorsque je suis en public. Dans le fond, découvrir que j’étais une femme n’a vraiment eu que du positif dans ma vie.

Le tout a commencé avec les vêtements. Je suis passé au travers de plusieurs styles : sportive, quasi-punk, armé-cargo, jeans et t-shirt etc. À ma première année universitaire, il m’a fallu me procurer beaucoup de nouveaux vêtements sachant très bien que j’aurais à passer au travers d’un stage de 3 semaines en mai. J’ai beaucoup misé sur les blouse et les pantalons plus « dressy ». À bien y penser, j’essayais d’en faire trop et, heureusement, je m’en suis rapidement rendue compte. Un simple pantalon noir avec un tricot ou un chandail à imprimé suffit à avoir l’air propre et professionnel tout en demeurant confortable. Ce n’est que plus tard que j’ai découvert le petit bonheur qu’est une robe! Désolé les hommes, mais si vous saviez ce que vous manquez!  Une robe, c’est un passe partout.  Ça se porte au travail, en soirée, en sortie ou même simplement à la maison et comme c’est confortable! C’est tellement plus simple aussi car tu n’as qu’un morceau de linge à choisir! Tu te lèves, tu la mets et le tour est jouer! À toi de décider si tu l’agrémente avec des accessoires. Donc ouais… Je suis maintenant une fille à robe!


Par la suite est venue l’importance du soulier. J’ai une légère déformation au niveau du pied qui affecte ma façon de marcher. Le mouvement que cette déformation entraîne demande beaucoup d’effort à mes chevilles qui doivent faire du travail supplémentaire pour corriger le tir. Le problème ne s’arrête malheureusement pas là puisque le mouvement de mes chevilles crée aussi des tensions dans mes genoux et mes hanches. J’ai des orthèses qui me permettent de mieux fonctionner lorsque je travaille mais, les chaussures avec lesquelles je peux les porter sont très peu attrayantes! Je fais un effort lorsque je travaille mais c’est tellement difficile parce que j’adore les souliers! C’est une faiblesse chez moi, je l’avoue. J’en ai tellement ça ne fait aucun bon sens mais je les porte tous! Ça n’a, dans le fond, que pour effet de donner de l’ouvrage à ma masseuse qui doit réparer les dommages dans le bas de mon corps occasionnés par le port de talons hauts entre autre.


Après avoir décidé quelles chaussures agencer avec quels vêtements, il est venu le temps de contempler le résultat dans le miroir et là, c’est la catastrophe!!! Mon Dieu que je suis cernée! Mes yeux sont creusés dans leur orbite et entourés d’une aura noire menaçante! C’est comme ça que j’ai développé un intérêt pour le maquillage. Croyez-moi quand je vous dis que je n’avais AUCUNE idée quoi faire avec les produits qu’on m’avait conseillés en pharmacie. Une chance que je connais tous les employés au Jean Coutu comme ma mère y travaille. Elles m’ont donc donné un cours de maquillage 101 avant le début de mon stage. Je croyais que mon problème serait vite réglé. Suffit qu’on me donne un bon cache cerne et qu’on me montre comment l’appliquer de service. Mais là une fois le cache cerne appliqué, ton teint devient super contrasté. Il te faut donc un fond de teint pour uniformiser le tout. Mais là, t’as l’air assez dull parce que plus rien ne ressort. Ok ben let’s go on va mettre du mascara un peu pour faire ressortir les yeux. Joli travail, pour faire ressortir tes yeux ça marche mais ça fait aussi ressortir l’absence totale de couleur sur le reste de ton visage… Ben god dammit!!! J’ai compris, emmenez-moi du fard à paupière et du rouge à lèvre asteur! Le maquillage c’est une gimmick pour te faire dépenser. Par contre, quand je prends conscience du résultat finale, je suis plutôt satisfaite!

Epic makeover
Enfin, la dernière petite étape qui manquait à ma métamorphose est arrivée par la force des choses (pis par « par la force des choses » je veux réellement dire à cause de ma tante Paula et du fait que je suis amie avec Isabel Goguen), je me suis mise à m’intéresser au vernis à ongle. Paula se faisait un plaisir de nous peinturer les ongles avec toute sorte de design de sa création. Elle est même venue à se procurer le nécessaire pour faire des ongles en gel et ça presque totalement fait disparaitre ma mauvaise habitude de me ronger les ongles et la peau les entourant. Presque parce que ça ressort durant des circonstances stressantes. C’est aussi très relaxant de se faire une manucure, encore plus quand on te l’a fait! Ça peut paraitre banal, mais le simple fait d’avoir de la couleur sur mes ongles me donne une sorte de boost de confiance. Je ne peux pas l’expliquer autrement qu’en disant que ça parait bien… Rien de plus, rien de moins. Faut dire aussi que ça fait propre. Des ongles ça devient sal si facilement donc ça sert aussi de camouflage ;-)

Les ongles (fait par Paula) et joncs de ma sœur, ma mère et ma grand-mère. Photo concept pour le mariage de ma sœur il y a déjà de cela deux ans!
Fait que c’est ça… Je suis pas mal plus girly aujourd’hui et je pense que ça m’a beaucoup aidé à mieux m’accepter comme je suis. Je suis une femme qui n’a pas peur du naturel mais qui aime bien paraitre. Ça fait différent de se regarder dans le miroir et de se dire « Ouais! Je suis pas mal jolie aujourd’hui! ». Mais dans le fin fond, je suis encore et resterai toujours un garçon manqué qui n’a pas peur de se salir!

On était tu beau assez!!

**Avis à mes lecteurs! Je fais relâche ce vendredi, 22 août, alors que je serai en pleine procédure de déménagement de gros meubles, achat de TV, watchage de la season finale de Legend of Korra et Black light dance partyage. Je serai donc de retour lundi le 25 août***


Shotgun Godin

Friday, 15 August 2014

L'Acadie - Une réflexion sur l'identité Acadienne

ON EST LE 15 AOOOOÛÛÛÛT, ON A LE DROIT DE VIRER FOOOUUU!!!

Non mais vraiment, bonne fête nationale à tous les Acadiens de racine, de cœur et d’adoption peu importe où ils se trouvent dans le monde. Bon OK. Vite tout le monde sortez les pics et les fourches, elle souhaite bonne fête national aux Acadiens d’adoption. Elle doit être evil certain pour accepter anyone dans notre culture. Ben, voyez-vous, pendant que les gens vont faire des spins dans le chemin, boire, écouter du 1755 pi du Cayouche, frapper sur des chaudrons pi souffler dans des vuvuzela, moi j’ai envie de parler d’identité acadienne. Qu’est-ce que ça veut dire « Être Acadien »? Il existe tellement de différente façon de vivre l’Acadie alors qui me dit qu’une manière est meilleure que l’autre. Ce que j’essaie de dire, dans le fond, c’est que j’ai le goût de vous transmettre MA version de ce qu’est « être Acadien » et que je ne suis surtout pas en train de prétendre que MA version est la seule qui soit valide.
Toujours impressionnant de voir la foule au tintamarre de Caraquet
On a tous un background différent alors il va de soit que mon interprétation est empreint de mes intérêts. Alors, tout d’abord, pour moi, l’identité acadienne ne peut pratiquement pas être vécue sans avoir au moins une connaissance de base de l’histoire de notre patrie. L’arrivée en Amérique et ses difficultés, les luttes franco-britanniques, la déportation, le retour et la peur, la renaissance de notre peuple, ça fait parti de notre héritage! Je ne suis pas en train de dire que les Acadiens doivent obligatoirement vivre dans le passé, mais plutôt qu’ils doivent s’en inspirer. Je ne suis pas non plus en train de dire que seuls les historiens peuvent être Acadiens. Pas besoin d’être spécialiste mais juste être conscient que notre histoire en est une remplie d’embuches et de persévérance est suffisant. Nous devons tous être fiers de nos racines, de la force de nos ancêtres, de leur entêtement! Beaucoup de gens questionnent l’Acadie puisqu’elle n’a pas de frontières définies. Ces personnes ne connaissent clairement pas notre histoire et c’est pourquoi ils ne pourront jamais comprendre la passion qui nous habite.
Grand-Pré, c'est là que tout a commencé...
L’Acadie se vit aussi dans la langue. Le français sera toujours associé à l’Acadie mais on est bien loin du français standardisé. La beauté de notre langue est justement sa variété! Les accents varient tellement plus tu te déplaces et je trouve cela tellement rafraichissant! Je n’irai jamais condamner un Acadien qui s’exprime en anglais, en franglais ou en chiac. L’Acadie est une culture façonnée de nombreuses facettes et couleurs. Nous sommes minoritaires dans bien des lieux et ça se transmet dans notre façon de nous exprimer. Il n’y a absolument rien de mal à cela! D’ailleurs, peu importe d’où tu viens, on finira toujours par se comprendre d’une façon ou d’une autre. La toile de fond, c’est le français. La couleur qu’on y ajoute, c’est le dialecte qu’on choisi d’utiliser. La forme représentée, ce sont les idées qu’on exprime.
Question de mieux se comrpendre...

De mon point de vue, quiconque peut se dire Acadien. Qu’il soit Godin, Landry, Smith, Lefebvre, Tremblay, Lee, Martinez, etc. Parce que, à mon humble avis, être Acadien c’est un état d’âme, une façon de pensée. Ce n’est pas simplement porter le bleu-blanc-rouge et l’étoile ou participer à un tintamarre. Ça doit se vivre à l’année longue. Dans le fond, si quelqu’un se dit Acadien et qu’il en est fier, ben il doit l’être! Pourquoi quelqu’un porterait fièrement une identité qu’il ne ressent pas comme étant la sienne? Qui détient réellement le pouvoir de déterminer si oui ou non quelqu’un est Acadien? Personne. Être Acadien, c’est être fier de notre culture, de notre passé et de nos milliers de différentes couleurs! Être Acadien, c’est être accueillant, c’est être persévérant, c’est être unis! Parce que, comme le dit si bien notre devise :
(J’ai écrit ce texte le 31 juillet puisque je me suis sentie inspirée quand j’ai remarqué que j’allais devoir écrire pour le 15 août. Ça m’a fait un peu étrange d’entendre parler des débats en cours au CMA et surtout du discours d’Herménégilde Chiasson qui se rapproche assez de celui-ci. À croire que je ne suis pas la seule à avoir cette interprétation de ce qu’est « être Acadien »!)

BONNE FÊTE NATIONALE À TOUS ET À TOUTES!
Shotgun Godin

Monday, 11 August 2014

Les joies du déménagement

Ce nouveau post ne se veut qu’à moitié sarcastique. Alors que je me prépare petit à petit à m’installer dans mon nouvel appartement, je réalise à quel point j’ai une sorte de love/hate relationship avec le déménagement. C’est surtout pénible sur le coup mais comme tu te sens bien une fois que tout est fini! Le déménagement n’aura lieu que la semaine prochaine, mais déjà la planification va bon train. Je profite de mon blogue pour partager avec vous ma vision de cette étape importante dans une vie.
Facile de se décourager devant la tâche à accomplir!
Le déménagement a toujours fait parti de ma vie. Le chalet n’a qu’un an de moins que moi alors il va de soit que je n’ai aucun souvenir d’un été à Bertrand. À chaque année c’était la même routine : Lorsque juin arrivait, on allait installer l’eau et l’électricité, on emmenait les gros morceaux, on y passait des fin de semaine complète à tout préparer puis on emménageait juste avant la fin des classes. C’est sur que la majorité des meubles demeuraient sur place mais ça n’empêche pas le fait que le déménagement était demandant. Plus tard est venu les années universitaires. Afin d’économiser le plus possible, nous ne gardions pas nos appartements durant l'été. La routine annuelle en a pris tout un coup. Nous devions prendre une journée en août pour emmener TOUS les meubles et le tralala à Moncton. Puis juste avant la rentrée on aidait nos parents à entamer le déménagement depuis Maisonnette jusqu’à Bertrand. En avril venait le temps de ramener TOUT ce qu’on avait depuis Moncton jusqu'à Bertrand. Enfin en juin nous déménagions à nouveau à Maisonnette pour l’été. On recommençait le tout en août. On est vite devenu habituer à celle-ci mais ça ne veut pas dire qu’elle nous plaisait pour autant. J’étais bien soulagée de savoir qu’une fois à Improv house, à ma 3e année universitaire, je pouvais rayer deux étapes de la liste.
Ce genre de bleu est chose commune sur moi après avoir déplacer de gros meubles.
J’avoue que déménager comme tel est pénible. Plus le temps passe et plus on finit par accumuler un nombre dérangeant de bébelles inutiles! Ça demande pas mal de planification, beaucoup de temps et encore plus d’efforts. Je n’ai pas souvent vécu sur le plancher principal et j’ai donc dû monter et descendre des escaliers de façon redondante. Une fois installée, c’est tout un soulagement! Par contre, comme je ne suis pas en forme et peu active, j’en subis les conséquences pendant près d’une semaine. Mal au dos, aux jambes, aux bras, etc. Porter des tshirts ou des shorts après avoir déplacé des meubles devient pénible car ça expose tous les bleus que je me faits et croyez-moi, il y en a toujours en quantité industrielle! Je trouve aussi que c’est demandant sur mes parents. Je sais que ça leur fait plaisir de m’aider mais des fois je me dis que ce serait mieux si je me débrouillerais sans eux. Ça leur coûte une journée où ils pourraient travailler sur la maison ou relaxer au lieu de forcer sur des meubles et payer des centaines de dollar en essence.
Quand je dis qu'il faut planifier, il fallait bien que je m'assure qu'il y ait de la place pour tous mes meubles!
Il y a pourtant quelque chose de libérant, de zen à propos du déménagement. J’aime le sentiment d’accomplissement que cela m’apporte mais ce n’est pas que cela. J’aime organiser mon nouvel espace à mon goût. Le décorer avec des toiles et des bibelots et autres cossins. J’aime surtout l’idée de repartir à neuf! Pour quelqu’un comme moi, qui cherche à changer et à se donner de nouvelles opportunités, recommencer à zéro dans un nouvel appartement est une excellente façon de partir du bon pied. Déjà en fin de semaine, magasiner pour l’appartement était presque excitant. Il ne me manque rien de gros, à part peut-être ma télévision, mais m’acheter des essuie-mains, un set de drap, des rideaux, des paniers pour le lavage me rend vraiment heureuse. Ça peut paraître comme des petits riens, mais ces choses m’appartiennent et c’est moi qui les aie choisies. Ils démontrent de façon concrète que je suis en train de passer à autre chose.
Mon nouveau set de drap que je me suis commandée :-)
J’ai bien hâte d’être enfin installer et de ne dépendre de personne lorsque je serai à Moncton. Si la température le permet, nous monterons les derniers morceaux le 22 août. Il ne manquera plus que moi pour que je sois officiellement installée dans Improv house. Le 1er septembre est mon arrivée officielle dans la région. Le temps ne passe pas assez vite à mon goût!!


Shotgun Godin 

Friday, 8 August 2014

L'attitude peut faire la différence

Des fois, je prends la peine de jeter un coup d’œil à mon passé. Ce que je vois est souvent heureux, mais aussi bien plus souvent triste et douloureux. Je n’ai jamais compris pourquoi l’être humain s'arrête tellement sur le négatif. J’aimerais pouvoir regarder en arrière et être satisfaite face aux décisions que j’ai prises, mais il y a constamment un doute qui plane. Et si une autre décision avait eu un meilleur résultat? Il n’y a pas vraiment de façon de le savoir mais ce genre de questionnement me ronge de l’intérieur.

Vivre avec mes regrets m’empoisonnent la vie. Comment pourrais-je un jour être heureuse si je suis constamment en train de me convaincre que j’ai eu tort dans le passé, que mes décisions n’étaient pas les meilleures et qu’elles m’ont emmenée où je suis aujourd'hui. Tout le monde vivra l’expérience qu’apporte un profond regret. Tous d’une façon extrêmement différente mais ils le vivront quand même. Notre cerveau est notre plus grande force mais aussi notre plus grande faiblesse car si on n’arrive pas à le contrôler, il peut facilement nous nuire. Il faut absolument que je reprenne le contrôle sur moi-même pour reprendre ensuite le contrôle sur ma vie. Et pour reprendre le contrôle sur moi, je dois arriver à changer quelques problèmes d’attitudes qui me suivent depuis bien trop longtemps.

Ceux et celles qui me connaissent réellement savent à quel point je peux être pessimiste. C’est de loin mon plus grand défaut! Je vais souvent m’avouer vaincu avant même que la bataille ne commence. Je sais que je dois me « reconfigurer » afin de toujours voir les deux côtés de la médaille. Je ne suis pas stupide et donc je suis consciente que je n’arriverai jamais à être entièrement positive face à n’importe quelle situation. Si au moins je peux accepter le fait qu’un aboutissement positif est autant possible qu’un négatif, ça sera déjà une énorme amélioration de ma part. Le seul problème, c’est que souvent ces décisions doivent être prises rapidement et avoir le temps d’analyser tous les aspects du problème auquel on fait face est un luxe qu’on ne peut se permettre de prendre.

Je sais aussi que je suis une personne orgueilleuse. Je n’aime pas avouer mes torts et j’aime avoir raison. Ma fierté m’empêche souvent d’accepter de l’aide ou du soutien. Je ne veux pas paraître faible ou incompétente mais c’est exactement ce qui arrive de toute façon. Pourtant j’adore apporter de l’aide aux autres. Pourquoi j’empêcherais quelqu'un de vivre le même genre de fierté qui m’habite lorsque ces personnes me remercient? J’ai toujours l’impression que je me dois de me prouver devant mes amis et ma famille, qu’autrement je ne sois rien à leurs yeux. Mais à force d’agir de cette façon, au lieu de me rapprocher d’eux, je réalise que je les éloigne de moi. Je n’arrive pas à croire à quel point mes gestes sont contreproductifs…

Je crois tout de même que le pire problème d’attitude que je possède soit mon manque d’intérêt envers ma propre personne. Je m’en fais énormément pour les autres pour de nombreuses raisons que je n’aborderai pas ici. Disons simplement que j’ai vécu quelques traumatismes qui me poussent à m’en faire pour tous ceux qui me tiennent à cœur. Mais quand vient le temps de prendre soin de moi-même, je m’en fous complètement! Je suis malade : Bah ça va passer tout seul! J’ai un problème : je vais le régler comme une grande fille ou le laisser m’amener à terre plutôt que de demander de l’aide. Bravo! J’ai perdu du poids : C’est peut-être parce que ça fait une semaine que je ne mange qu’un repas par jour. Vous comprendrez donc d’où vient ma difficulté à dealer avec mes problèmes d’attitude. Je n’en vois tout simplement pas toujours l’intérêt. J’ai vécu trop longtemps avec d’autres personnes pour savoir comment vivre seule. La raison pourquoi j’avais la volonté de faire le ménage ou à manger, c’était pour plaire aux autres, leur rendre service. Maintenant que je suis seule ici, la motivation est partie. Le chat s’en fout lui si la maison est propre ou si je fais à manger, en autant que je le nourrisse il est content.  

J’essaie fortement de travailler sur moi, mais après 25 ans de mauvaises habitudes et surtout de mauvaises attitudes, le changement ne s’opère pas aussi rapidement et facilement que je le souhaiterais. C’est souvent décourageant et frustrant car c’est bien plus facile de retomber dans la routine que de changer qui on est. Ceci, c’est mon mea culpa. Je ne peux blâmer personne d’autre que moi pour les problèmes auxquels je fais face et les situations dans lesquelles je me suis mise. C’est une façon lâche et peureuse de demander pardon à ceux qui ont été affectées par mon manque de contrôle sur ma personne, cachée derrière un clavier et avec des termes travaillés et des phrases enjolivées. Mais la première étape pour m’en sortir, c’est d’accepter qu’il soit possible que je réussisse à changer. Et ça je n’accepterai jamais de croire le contraire!

Je vous laisse donc sur deux citations qui m’aident à me concentrer sur moi-même et me pousse à aller de l’avant :

« You must make a decision that you are going to move on. It won’t happen automatically. You will have to rise up and say, ‘I don’t care how hard this is, I don’t care how disappointed I am, I’m not going to let this get the best of me. I’m moving on with my life. » - Joel Osteen


« Cry. Forgive. Learn. Move on. Let your tears water the seeds of your future happiness. » - Steve Maraboli

I will succeed!
Shotgun Godin

Tuesday, 5 August 2014

Il y a des trésors ailleurs aussi!!

Je dois avouer que je n’ai jamais été aussi active durant un été. On s’est donné comme objectif de faire des activités et de sortir de la routine afin de plus profiter des occasions et attractions qui s’offrent à nous et jusqu’à maintenant on s’en sort très bien! La dernière fois, j’ai discuté des attractions de par chez-nous. Aujourd’hui ce sera les attractions et endroits que je préfère dans mon chez-nous adoptif : le Sud-Est!

-         Hopewell Rocks
Ça faisait une éternité que je n’y étais pas allée et je ne pense même pas avoir eu la chance de descendre la seule autre fois où j’ai visité l’endroit. Le paysage est spectaculaire! Pour certain, ça ne peut être que des caps et des arbres, mais quand tu y penses vraiment c’est fou de pouvoir être témoin de la force de la nature! Je recommande à ceux qui veulent vivre pleinement l’expérience de suivre le même trajet que nous avons entrepris : Descendre au Flower pots marcher la « plage » (ou le ocean floor comme ils l’appellent) vers la droite jusqu’à se rendre à la plage demoiselle pour retourner à l’entrée du parc. Le parcours est un peu demandant physiquement puisqu’il faut escalader et descendre deux pointes rocheuses pour se rendre à la plage mais ça vaut le détour. http://www.thehopewellrocks.ca/?lang=fr
Les pots de fleur
Superbe journée!
Tu parles d'une vue!!
-         Parc Fundy
Je ne suis pas en forme… Non, en fait, je ne suis VRAIMENT pas en forme! Mais des fois il faut se botter le derrière et se lancer tête première dans l’inconnu et c’est ce que j’ai fait il y a de cela quelques semaines. La force du parc Fundy c’est qu’il est accessible à tous. Il propose de nombreux sentiers de hiking mais les a organisés selon leur niveau de difficulté. Nous avons choisi de suivre le sentier Laverty Falls malgré qu’il était indiqué comme étant de niveau modéré. Se rendre aux chutes était très simple, pente descendante tout le long ou presque et se baigner dans ces eaux étaient fantastiques! Le retour a été un peu plus intense. Déjà qu’il faut remonter la pente qu’on a descendu, on est aussi encore humide suite è notre baignade donc ça nuit au confort évidemment. Bien que le retour fût éreintant, je le ferais à nouveau n’importe quand. C’est tout une fierté de se dire que tu l’as fait! T’es arrêté reprendre ton souffle à plusieurs reprises, mais tu l’as fait pareil! http://www.pc.gc.ca/fra/pn-np/nb/fundy/index.aspx
Hiking girls
Une petite baignade avant de partir?

-         Plage Aboiteau
Shédiac est reconnu pour la plage Parlee qui a un statut de parc provincial. La plage de l’Aboiteau à Cap-Pelé, elle, n’a pas ce privilège mais c’est ce qui fait d’elle ma plage préférée au sud-est. Moins de touristes et de monde en général. Pour avoir fait les deux, je trouve que le type de sable ne se compare simplement pas. J’y suis allée à plusieurs reprises cet été et je compte bien y retourner d’ici la fin!  http://www.cap-pele.com/aboiteau/
Chill!!
-         Centennial Park
Un petit bijou à Moncton où je ne vais pas assez souvent faute de temps et de motivation. Plus j’y pense et plus je me trouve stupide. J’adore l’endroit mais n’y vais presque jamais! Le simple fait de marcher, de me prélasser au soleil assise sur le gazon avec un bon livre devrait être suffisante pour me donner le push nécessaire pour que je m’y rende de façon plus régulière. En plus, il y a le Treego que je veux vraiment faire cet automne. Vraiment, il n’existe que de bonne raison d’y aller :-p  http://www.moncton.ca/Residants/Loisirs__parcs_et_culture/Parcs/Parc_du_Centenaire.htm
Faut définitivement que j'y aille en automne!
-         Campus de Moncton
Jugez-moi si ça vous chante mais j’ADORE le campus de Moncton! Quand j’étais jeune, j’aspirais à y poursuivre mes études parce que je trouvais que l’emplacement était idéal. Oui, on se trouve à Moncton, mais un campus c’est comme une ville dans une ville. Ça grouille de monde et d’activité en tout temps. J’ai toujours dit que si j’étais multimillionnaire, je ferais le tour du monde et je suivrais une tonne de cours universitaire. J’ai soif de connaissance et, bien que j’aie choisi l’éducation en math et en histoire, il a beaucoup d’autres domaines d’étude qui m’intéresse. Je suis contente de vivre près du campus puisque je pourrai m’y rendre à pied ou a vélo simplement pour me ressourcer! 
C'est quand même très beau comme spot!
-         Magnetic Hill
Que ce soit pour le zoo, pour Magic Mountain, pour découvrir la côte magnétique, le vignoble ou même le wharf village, l’endroit est sûr de ne pas vous décevoir. Je dois vous avouer quelque chose. Je n’ai même jamais fait l’expérience de la côte magnétique! Ça sera à venir cet été sûrement! Le zoo est vraiment impressionnant avec la variété d’animaux qui y sont présentés. Magic Mountain est toujours plaisant et j’ai très hâte d’y retourner (moins pour les glissades maintenant que pour les piscines tout simplement). Malgré toutes les attractions présentes, le meilleur moment, à mon avis, c’est lorsqu’on sort du site qu’on le vit. Je sais que ça sonne étrange mais prenez donc la peine de le traverser et une fois sorti, garez votre voiture le long de la route pour apprécier la vue. Voir Moncton sous cet angle est rafraichissant! On voit surtout des images prises depuis Riverview mettant à l’avant plan la cathédrale, la tour Bell et le bâtiment Assomption. N’allez pas croire pour autant que les autres faces de la ville n’en valle pas la peine! Je m’en veux de ne pas avoir pris de photo comme j’étais en retard surtout que je n’arrive pas à trouver une image digne de rendre hommage à ce coin de la ville. 
Jpeux pas croire j'ai juste réalisé là que le nez du lion est un aimant!
Je suis une espèce menacée d'extinction!
C'est vraiment le mieux que j'ai trouver pour représenter la vue...
-         Chapters

Le développement technologique est important mais je crois bien que je demeurerai toujours attacher à la sensation associée à prendre dans ses mains un livre neuf. Je pourrais passer des heures entières dans ce magasin à feuilleter des romans en sirotant un café du Starbucks. J’apprécie beaucoup leur section de recommandation. Ça fait trop longtemps que je ne me suis pas procurer un livre dont je n’ai jamais entendu parler. Souvent ça te fait découvrir de nouveaux auteurs dont tu n’aurais jamais même soupçonné le niveau de talent. C’est quelque chose que je compte faire assez souvent une fois de retour en ville. Ça me permet de faire de belles découvertes, mais aussi de passer du temps avec moi-même. C’est ressourçant!
Cet endroit, c'est le paradis!
Shotgun Godin

Friday, 1 August 2014

THIS IS POINTLESS!!!!!!!!!!

Je suis certaine que plusieurs personnes pourront s’identifier dans ce post. Avouons-le, la situation pour les jeunes adultes n’est pas la meilleure en ce moment en Atlantique. Les universités et collèges continuent de produire un nombre assez stable de diplômés et, pourtant, les emplois se font de plus en plus rares. Il y a des coupures dans tous les milieux, l’âge de retraite n’a de cesse de reculer. À quand des programmes pour venir en aide aux jeunes qui font leur début sur le marché du travail?


J’ai choisi comme parcours le baccalauréat en éducation secondaire et oh quelle erreur! On m’a séduit avec de fausses histoires comme les taux de placements, les ouvertures de poste un peu partout, le nombre d’enseignant qui approche de la retraite. De véritables tissus de mensonge quoi! Aujourd'hui, quand je parle d'obtenir ma permanence, on me dit que ce ne sera probablement pas avant encore un bon 5 à 8 ans. Pardon?!? Mais pour en revenir aux taux de placement, je fais maintenant partie des statistiques comme étant l’une de ces gradués de l’Université de Moncton qui a réussi à se placer dans son domaine d’étude en moins d’un an. Je me suis obstinée avec la personne au téléphone pour lui expliquer que je travaillais dans mon domaine oui, mais sur appel, en me déplaçant sur des kilomètres à chaque matin. Que je me faisais appelé le matin-même pour me rendre à des distances qui ne faisaient aucun sens dans le temps qu’on m’offrait pour le faire. On m’a appelé un matin à 6h45 pour que j’aille enseigner à Robertville à 7h50. Ça me prend minimum 50 minutes me rendre! Je ne suis pas habillée, ni douchée, ni nourrie! Vous appelez ça être placé dans mon domaine d’étude?!? BULLSHIT!!

Ma situation est tellement stressante et écœurante que pour un bref moment, j’ai considéré apporter mon cv dans des restaurants puisque mon expérience de travail au Tim Hortons me garantissait au moins une période d’essai. J’étais prête à retourner travailler au salaire minimum et espérer arrondir mes fins de mois avec mes pourboires plutôt que de continuer à faire de la suppléance en enseignement. Mon salaire est excellent présentement, je n’ai vraiment pas à me plaindre à ce sujet. Mais je prendrais une diminution de salaire n’importe quand si ça peut me garantir une certaine stabilité. Ce que je veux dire par stabilité : Savoir où je serai demain! Est-ce trop demander?!? J’aurais cru que s’aurait été simple. J’ai reçu une formation universitaire diversifiée qui, je le croyais, m’ouvrirait de nombreuses portes pour l’avenir. Eh bien non! À la minute où quiconque se met à la recherche d’un emploi, il réalise rapidement que le marché du travail est fait pour ceux qui ont déjà le pied bien ancré dans le système. Comment voulez-vous que j’accumule 3 à 5 ans d’expérience dans un domaine quelconque si personne ne veut même me donner la chance de commencer?!?

La réponse facile que me donnent presque tous les gens avec qui j'aborde ce sujet me rend encore plus frustrée. « As-tu pensé sortir de la province pour  acquérir de l’expérience? » Est-ce si difficile à comprendre que j’aime le Nouveau-Brunswick? Que je souhaite y faire ma vie et possiblement y fonder une famille? Malgré cette volonté, je me suis mise à chercher ailleurs. J’ai pris la peine d’aller voir le genre d’endroit où on m’accueillerait à bras ouvert et ce que j’ai vu m’a fait blêmir! Je me sentais comme si on me demandait de me prostituer pour obtenir un emploi digne de ce nom! Bravo à ceux qui peuvent le faire et qui réussissent à s'y sentir bien, mais ce n’est pas pour moi! Je n’irai pas travailler dans le grand nord canadien où on m’offre un salaire de loin supérieur à ce que je rêvais recevoir comme enseignante à ses débuts. Oui de beaux salaires, mais de la misère aussi! On te donne une paie d’isolement!! Je me sens déjà assez isolée de même dans la Péninsule Acadienne. Merci, je passe! L’autre option qui s’offrait à moi : des écoles hyper-catholiques. Une de mes amies a obtenu un emploi dans une de ces écoles et devait prétendre être mariée pour qu’on accepte qu’elle vive avec son chum… BEN VOYONS DONT!!!! On n’est pu au Moyen Âge là! Tant mieux si c’est vos croyances et vos préférences mais n’allez pas les imposer aux autres! Quand ils se sont laissés, elle a presque perdu son emploi parce que son image était ternie dans la communauté. Je vais m’en tenir à ça parce que, si je continue, c’est mon clavier qui va en souffrir. Encore une fois, merci beaucoup, mais je passe!


Tout ce que je demande c’est un emploi stable et bien rémunéré. Je suis tannée de vivre le stress que m’impose la recherche d’emploi. J’essaie de quitter la Péninsule afin de me donner plus de chance de trouver ce que je cherche mais plus j’applique, plus je perds espoir. L’espoir est une lame à double tranchant : Elle te permet de rester positif même quand ta situation est précaire mais, à force de réaliser qu’il ne s’agissait que de faux-espoirs, ça finit par amener ton moral à son plus bas. Dans les derniers jours, j’ai soumis ma candidature pour trois différents emplois pour lesquels je pense sérieusement avoir les qualifications requises. J’ai par contre déjà vécu trop de situations similaires qui n’ont pas porté fruit pour être en mesure de demeurée positive face à celles-ci. Je n’ose même plus espérer de peur d’être blessée encore une fois par un refus. Si j’ai au moins une entrevue, ce sera déjà bien. Dans le pire des cas, je retournerai à la suppléance tout en continuant à essayer du mieux de mon possible de me sortir de ma misère... Que sera, sera!

Shotgun Godin

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