Saturday, 20 December 2014

Le vent a tourné!

Vous vous rappelez peut-être que j’ai mentionné que deux événements majeurs s’étaient produits dans ma vie en novembre. Ben me voilà de retour avec les détails du deuxième! Je vous ai présentée ma nièce, Marylou, il y a de cela quelque temps. Aujourd’hui, je vais vous parler de ce qui m’est arrivé durant la semaine de sa naissance. C’est avec grande fierté et une joie immense que je vous annonce ouvertement et officiellement que j’ai obtenu un emploi STABLE!!


The drunk giraffe est tellement ma happy dance!

(Ici je pars dans les explications de comment j'ai appris la nouvelle, si vous ne voulez que les détails de la job, vous rendre à la parenthèse TL;DR)

Lundi le 17 novembre, j’ai fait de la suppléance à Clément-Cormier toute la journée. Puis, après les classes, je me suis dirigée à une entrevue qui a eu lieu à l’hôtel de ville de Bouctouche. Étrangement, je ne me sentais pas extrêmement nerveuse pour cette entrevue. J’avais fait ma recherche sur l’organisme, j’avais imaginé de réponses aux questions qu’on me poserait peut-être, bref, j’étais prête! Une fois dans la salle, on m’a présentée  aux interviewers qui avaient tous l’air vraiment sympathique! Rien à voir avec d’autres endroits où leur regard me faisait sentir comme si j’étais sur le bord d’un précipice. L’entrevue orale s’est bien déroulée. La partie en anglais était plus boiteuse mais j’ai donné l’information que je souhaitais transmettre. Les parties écrites étaient plus stressantes! On m’a donné 15 minutes pour préparer une publicité écrite dans les deux langues officielles… Ayoye! Ensuite, j’ai eu 20 minutes pour préparer un PowerPoint sur un sujet donné et ensuite en faire une présentation qui devait durer aux alentours de 5 min. Oh shit…. Disons que ces deux tests m’ont fait suer! Je m’en suis bien sortie mais ça m’a mis dans une situation de stress et de pression pas mal forte. Une fois l’entrevue terminée, nous avons brièvement discuté de ce que je faisais présentement. À ce point-là, je me suis dit que ça avait dû bien se passer s’ils continuaient à vouloir en savoir plus sur moi. En même temps, je savais que ça pouvait aussi tout simplement être un acte de politesse. Somme toute, j'étais très satisfaite du résultat!

It went well!!!

L’entrevue finie, le stress a diminué et j’ai continué mon petit train de vie. J'étais confiante par rapport à ce que j'avais dit et fait durant l'entrevue mais je n'avais aucun contrôle sur la performance des autres candidats. Je n'avais plus qu'à attendre. Le mercredi suivant, Jolène m’a appris qu’elle donnait naissance. Un peu plus tard, j’apprends qu’on a contacté mes références puisque l’une d’entre elles est une bonne amie pour qui j’ai fait de petits contrats et pas mal de bénévolat. Donc non seulement ma nièce est arrivée une semaine à l’avance, mais en plus je sais que je suis retenue parmi les candidats sérieux pour l’emploi… OMG!!! Évidemment, comme ce n’étais que des possibilités, j’ai décidé de garder mon calme. J’ai abordé le sujet avec mes parents mais sans plus. Marylou était la nouvelle, la vedette pas des peut-être et des petites possibilités. (Réflexe d’une personne pessimiste…)

Le lendemain, pendant que j’enseignais, j’ai consulté mon cellulaire pour voir quel heure il était. Je vois à ce moment que j’ai un appel manqué et un message dans ma boîte vocale. Pas moyen de vérifier quoi que ce soit alors je me devais de m’armer de patience! Plus tard, j’ai reçu un courriel d’un des interviewers qui m’informe qu’il a essayé de me contacter et qu’il aimerait que je le rappelle aussitôt que possible. Well, ce serait pas mal d’effort ça pour me dire que je n’ai pas la job, non? Je ne savais honnêtement plus à ce moment-là. Quand j’ai finalement pu le rejoindre, sur mon heure du dîner, il m’a annoncé que, si je voulais encore la job, elle était à moi! Ben voyons dont!!! Bien sûr que je la veux!! Nous avons passé une demi-heure à discuter de plusieurs détails pour ensuite planifier une rencontre en décembre, rencontre qui a eu lundi dernier. La rencontre s'est très bien déroulée. J'ai eu chance de rencontrer pratiquement tous les membres des deux bureaux puisque nous avons pris la peine de nous déplacer entre Bouctouche et Richibucto. Les papiers sont signés et j'ai pas mal de devoir à faire d'ici ma première journée le 5 janvier ne serait-ce que pour passer au travers du manuel de l'employé. Ce qui est certain, c'est que j'ai très hâte de commencer!

Mes devoirs pour les deux prochaines semaines

(TL;DR -> J'ai été à une entrevue, j'ai eu la job! Lisez ci-dessous pour les détails du poste)

Bon, voilà ce que vous attendez vraiment - les détails! Le titre de mon emploi est coordonnatrice de projet en éducation et sensibilisation du public (un jour on trouvera sûrement moyen de rendre ça plus concis!) Ce poste est associé au dossier de gestion des déchets solides pour la Commission des services régionaux Kent. Mes tâches seront diverses. Pour commencer, nous avons déjà pas mal de travail à faire ne serait-ce que pour le rebranding de notre dossier. Les pamphlets, bannières, affiches utilisées sont pour la plupart désuètes et doivent être mise à jour. Ensuite, j'aurai comme tâche supplémentaire d'informer la communauté et les sensibiliser à nos projets. On a beaucoup de pain sur la planche à ce niveau et le travail se fera sur tous les échelons de la société que ce soit auprès des jeunes dans les écoles, les gens dans leur communauté, les travailleurs et propriétaires dans les industries et le commerce, etc. Je devrai non seulement monter et coordonner des ateliers éducatifs, mais je devrai aussi les animer. Je serai aussi présente durant différents événements communautaires et festivals pour faire la promotion de nos programmes. Le salaire est excellent et la CSRK offre pratiquement tous les avantages sociaux. Ça va être beaucoup de responsabilités, pas mal de travelage mais ça sera aussi de supers beaux défis! Les autres employés ont l'air super sympathiques et j'ai un maudit bon feeling en général quand je pense à janvier.

De gros défis mais je suis confiante que ça va super bien aller!

2015 saura être (ou plutôt est déjà) une meilleure année que Year of the suck... J'ai déjà trop hâte à la veille du jour de l'an pour enfin dire bye bye à 2014!
Shotgun Godin

Monday, 15 December 2014

Je tourne la page sur un traumatisme

Il y a de cela maintenant 4 ans, jour pour jour, Pierre Doiron est décédé. Pierre était le conjoint de longue date de ma sœur. Le 11 décembre 2010, ils célébraient leur 9e anniversaire. Les événements précédent son décès étaient loin d’être heureux et, encore à ce jour, j’ai de la difficulté à croire que Jolène s’en soit si bien sortie.



J’étais venue visiter mes parents la fin de semaine précédente avant de me lancer tête première dans mes examens universitaires. Durant cette fin de semaine, Jolène m’a demandé d’aller la visiter à sa maison. Elle m’a demandé de l’aider à déménager ses choses, ça n’allait plus entre Pierre et elle, elle revenait à la maison familiale. C’était étrange de la voir si dull, elle qui déplaçait toujours tellement d’air. Je suis donc retournée à Moncton sachant très bien que ma sœur était instable.

Quelques jours plus tard, je suis allée au cinéma voir deux films (crazy, I know!) Entre les deux films, Jolène m’a texté me demandant de l’appeler aussitôt que possible. Comme j’étais déjà entré dans la salle pour le deuxième film, je lui ai expliqué que je ne pouvais pas pour l’instant mais que je la rejoindrais dès que je sortirais si c’est-ce qu’elle voulait. Elle m’a écrit qu’elle venait de découvrir que Pierre l’a trompait depuis un bon bout de temps et qu’elle voulait donc pouvoir me parler peu importe l’heure. Une fois le film terminé, j’ai ouvert mon cellulaire : six appels manqués, tous de la maison. Je PANIQUE! Elle n’aurait pas… Elle n’aurait jamais pu… J'ai donc rappelé mes parents sans attendre, depuis le lobby du cinéma. Ma mère m'a répondu. Je lui ai expliqué pourquoi je n’avais pas répondu. Elle m'a demandé si je savais pour Pierre. Je lui ai répondu que Jolène m’avait expliqué brièvement qu’il la trompait, oui. Sa réponse est encore gravée dans ma mémoire : « Non, c’est pas ça. Pierre est… Pierre est mort!... » Je suis demeurée muette. Mes jambes n’arrivaient plus à me soutenir. Je me suis laissé tombé par terre en pleure. Les gens qui passaient me regardaient avec curiosité et des visages qui disaient clairement « WTF?!? Tu sais pas comment te comporter en public toé? ». Ma mère m'a dit plein de choses pendant ce temps. Tout ce que j'ai retenu c’est : Accidents, transports et Miramichi. Ma prochaine question était simple : « Jolène? » Elle était partie identifier le corps à la morgue. Il me restait encore deux examens mais avant de raccrocher, j’ai dis à ma mère : « J’arrive demain. »

Le lendemain, je me suis arrangée avec mes deux enseignants. Les deux m’accordèrent un I pour incomplet et me demandèrent de les contacter à mon retour en janvier. Je suis partie seule. Stupide, je sais! Je n’arrivais plus à penser. À Miramichi, j'ai bloqué. La machinerie lourde était encore en train de nettoyer les débris causés par l’accident. Je me suis arrêtée, quelques mètres plus loin, mes larmes m’aveuglaient. Je suis arrivée et tout le monde était inquiet car personne n’avait eu de nouvelles de Jolène depuis le matin. J’ai réussi à la rejoindre par text et elle m'a décrit les derniers jours comme suit : Depuis la veille, elle avait appris que son chum la trompait depuis des mois, qu’il avait eu un accident, qu’il était décédé. Maintenant, voilà qu’elle apprend que la maîtresse est enceinte! Quand je vous dis qu’elle n’allait pas bien, je crois que c’est un understatement.

Durant les trois semaines suivantes, j’ai suivi Jolène dans tous les préparatifs. Cercueil, messe, fermeture des comptes, etc. Je n’arrive pas à croire qu’un meilleur système, plus efficace et moins demandant, n’existe pas pour venir en aide aux gens en deuil. Tout est tellement compliqué! La paperasse à remplir est insurmontable et les coûts associés à certaines procédures sont horriblement élevés. Jolène a maintenu la tête haute mais je savais qu’elle était sur le point d’exploser. Je ne voulais pas retourner à l’université. Je me sentais comme si j’abandonnais ma sœur au moment où elle avait le plus besoin de moi. Mes notes en ont pris un coup. J’étais frustrée, mal patiente, désagréable, constamment dans la lune. J’étais physiquement à Moncton, mais ma tête et mon cœur étaient à Bertrand.

En mais, ma sœur a rencontré Christian lors d’une soirée. En juin, ils ont commencé à se côtoyer plus sérieusement. En septembre, elle est tombée enceinte. À Noël, elle a perdu l’enfant. Le 1er janvier, ils se sont fiancés. En avril, elle est tombée enceinte à nouveau. En août, ils se sont mariés et, du même coup, ont annoncé à tous la nouvelle de l’enfant à venir (ma mère m’a frappé parce que j’avais osé garder le secret :-p ) En janvier, Luka est né. Presque deux ans plus tard, Marylou est venue au monde. Si quelqu’un m’avait dit que tout ceci allait avoir lieu moins de quatre ans après le décès de Pierre, je leur aurais rit dans la face.

Je n’ai pas écris ce texte pour salir la mémoire de Pierre. Il était conscient de ce qu'il faisait mais il ne mérite pas pour autant qu'on se souvienne de lui pour les mauvaises raisons. C'était un bon gars qui a pris de mauvaises décisions, voilà tout. Je l’ai écrit pour deux raisons. Je voulais revenir, une bonne fois pour toute, sur le moment qui a causé le plus grand traumatisme dans ma vie et qui m’a changé boute pour boute du jour au lendemain. Je l’ai aussi et surtout écrit pour célébrer ma sœur. Je suis fière de Jolène. Elle a été la plus forte de nous deux durant ces épreuves. Pourtant c’était elle qui aurait dû être la plus affectée par tout ceci. Elle a adopté une attitude de que sera, sera. De mon côté, la perte de contrôle dans des situations de ce genre me rend folle. J’aimerais être plus comme elle et garder la tête haute et le sourire même quand tout autour de moi s’effondre. Un jour, peut-être, j’en arriverai là.

Shotgun Godin

Saturday, 13 December 2014

It's beginning to look alot like Christmas (inside, not outside... obviously!)

OK! Mettons quelque chose au clair : Je n’aime pas l’hiver. Ça n’a pas toujours été le cas. Quand j’étais plus jeune, j’adorais construire des forts, faire des bonhommes de neige et, surtout, prendre des drives en skidoo! Aujourd’hui, on n’a plus de skidoo et je ne peux vraiment jouer dans la neige sans avoir l’air d’une imbécile. Je ne déteste pas déblayer ma voiture quand il n’y a pas de vent parce que c’est le plus proche que je me permets de gosser avec la neige. La raquette : je trip pas, je n’ai jamais skié et je ne sais pas vraiment patiner. Heureusement qu’il y a le temps des Fêtes!

J’aime préparer Noël! Monter le sapin chez mes parents même si je suis toujours en charge du positionnement des branches et de l’installation de lumière. Fun times… NOT! Ça te détruit les mains! Acheter et emballer des cadeaux, la popote, etc. Cette année, je suis plus à l’avance que je ne l’ai jamais été. Les premiers cadeaux, je les ai achetés au début novembre! Mes idées étaient toutes faites avant le début décembre et tout acheté ou commandé avant que cet article ne paraisse. Je me suis établie un budget et je l’ai respecté pour une fois! Vraiment, j’espère que cette année saura devenir la norme tellement tout s’est bien passé.

Mes mains après avoir terminé de préparer le sapin...

La droite est toujours la pire évidemment!
Le résultat en vaut quand même la peine!
Pourquoi j’aime tant Noël? Pour les bons temps en famille. Je suis d’autant plus contente que, cette année, nous avons décidé de rester de notre côté lors des célébrations du 24 décembre. On a eu des périodes de conflit avec notre famille élargie et on s’est entendu sur le fait qu’on pouvait se passer de ce drama là. Nous allons être les Godin et les Dugas/Boucher/Lanteigne (les familles reconstituée hen :-p) et on va prendre ça relax, au chaud chez Johanne en début de soirée, puis à la maison au retour. Mes parents, ma sœur, son mari, leurs enfants, un chien, un chat, un foyer, des snacks : recette parfaite pour une veillée tout en confort!

J’aime aussi Noël parce que j’ai toujours aimé donner! Faire plaisir à mes proches est la façon la plus efficace que je connaisse pour me rendre heureuse. Je crois vraiment surprendre les gens avec mes trouvailles cette année et je souhaite sincèrement que mes idées leur plairont. Mon bonheur passe par celui des autres. C’est dangereux, je le sais, mais je ne peux rien y faire. Oui, bien sûr, j’aime aussi recevoir mais ce n’est pas pareil. Plus ça va et plus j’ai de gens à gâter et ça me rend très heureuse. Mon portefeuille, lui, l’est un peu moins.
Quelques-uns des cadeaux que j'aurai le plaisir d'offrir cette année! Il en manque 3 ou 4 encore.

Malheureusement, les Fêtes arrivent si tôt en hiver… Une chance que d’autres événements existent pour nous remonter. De mon côté, ces événements cette année seront : Le début de mon nouvel emploi, la Jamaïque, Montréal pour la CUI, la régionale d’improvisation et ma fête. Focuser sur ces moments à venir me permettra de passer au travers de la saison froide sans trop souffrir. N’oublions pas non plus que 2015 se veut la meilleure année au monde! On s’entend que 2014 ne sera pas ben ben dure à battre… En gardant ça en tête, je suis certaine que je passerai un bel hiver malgré tout.

En attendant que les fêtes commencent, les partys eux vont bon train!  Aujourd’hui aura lieu mon 1er et seul party de l’année 2014 (et c’est ben correct de même!) Alors, sans plus attendre, je vous souhaite une excellente fin de semaine et je me mets en route pour une journée pas comme les autres! (Parce qu’une simple soirée n’aurait jamais été assez pour nous!)

Shotgun Godin

Tuesday, 9 December 2014

On l'a vraiment facile!

Des fois, on rencontre des gens qui transforment notre façon d’être et de voir le monde. En faisant de la suppléance, j’ai eu la chance d’assister à de nombreux spectacles et conférences. Le mercredi 3 décembre, j’ai eu la grande chance d’assister à une conférence donnée par Samia Shariff. Cette femme a vécu l’enfer mais a le courage de se faire entendre que ce soit à l’oral durant ses présentations, à l’écrit par ses romans ou en ayant accepté le titre de marraine du mouvement contre le mariage d’enfants au sein d’amnistie internationale Canada. Son message est fort et mérite d’être entendu!



Sa présentation début par un court texte qui explique le climat de terreur que vivent les gens victimes de violence conjugale et/ou familiale. Elle lit ces lignes en pensant chaque mot, s’assurant qu’ils aient l’effet désiré. Puis elle se met à parler de son enfance. Elle ne fait pas de lien directement entre le texte et sa vie, tous sont capables de le faire par eux-mêmes. Le début est simple et naïf : Elle nous explique comment elle est née d’une famille très bien nantie pour ne pas dire riche qui habite la France mais qui sont d’origine algérienne. Petite fille, elle amassait les sous qui trainaient dans une tirelire comme bien d’autres enfants le feraient. C’est lorsqu’elle nous annonce ce qu’elle souhaite s’acheter que sa réalité nous frappe. Elle répond la même chose à tous les gens qui lui demande ce qu’elle veut s’acheter avec ces sous : un pénis! Elle était convaincue étant jeune que c’était possible de s’en procurer un de cette façon à cause de la manière que sa mère lui parlait. Lorsqu’elle voulait sortir, jouer avec ses frères, sa mère lui répondait toujours : « On s’en reparlera quand tu auras un pénis. » Ça donne déjà un aperçu de leur façon de penser. Lorsqu’elle a eu 7 ans, ses parents sont retournés vivre en Algérie car la France leur semblait trop dangereuse pour le bon développement de leur fille. Ils ont des mœurs bien trop étranges et Samia avait beaucoup trop de chance de développer un esprit critique et/ou de s’émanciper en tant que femme.

Par la suite, elle nous parla de son premier mariage. À l’âge de 15 ans, elle fut offerte à un homme qu’elle n’avait rencontré qu’une seule fois le temps de lui servir un café. Elle raconte les abus, la peur les menaces. Elle explique comment son premier né lui a été arraché des bras pour que sa propre mère s’en occupe. Son mari la considérait trop bébé pour élevé un homme.  Plus tard, ses deux filles ne lui ont pas été enlevées elles. Ce ne sont que des filles de toute façon! Elles ont donc vécu ensemble les années qui suivirent et ne furent pas meilleure. Elles en sont venues à se protéger entre elles. Un soir, Samia a refusé de donner la maison (qui avait été acheté par son père) à son mari et celui-ci à chercher à l’étouffer avec un oreiller. Sa fille aînée lui a sauvé la vie alors qu’elle a entendu les bruits, est courue à la cuisine et revenu dans la chambre de ses parents pour porter un couteau à la gorge de son père. Elle nous a assuré que ce n’étais malheureusement pas fini là mais, par manque de temps, a dû nous laisser sur notre faim en nous invitant à découvrir la suite dans son roman « Le voile de la peur ». (Elle est quand même vendeuse!)



La dernière partie de la présentation avait pour but de nous informer sur la réalité qu’est le mariage d’enfants. Avec photos à l’appui, elle nous a présenté des cas réels d’enfants d’à peine 10 ans qui mariait des hommes dans leur mi-vingtaine. Un cas était horrifiant alors qu’une jeune fille de 11 ans je crois était mariée à un homme âgé de plus de 70 ans!! La plus touchante des photos était celle d’une fille de 13-14 ans et ses trois enfants. Samia nous a expliqué comment elle était décédée quelques mois après que cette photo avait été prise suite à des complications durant un accouchement difficile. Ce qui était le plus écœurant dans tout cela, c’est que les hommes n’avaient aucune honte. Ils étaient contents qu’on les prenne en photo avec leur femme. Si marier une fille de 9 ans est tout à fait normal pour eux, il est où le vrai problème? C’est plus que des cas isolés, ce sont des problèmes de société et de culture! C’est important de savoir que de telle pratique existe et comme c’est rassurant de savoir que des organismes agissent pour faire en sorte que ces comportements cessent.

Samia m’a coupé le souffle à plusieurs reprises durant sa conférence. J’ai parlé avec les finissants qui avaient entrepris les démarches pour qu’elle visite leur école et ils ont confirmé ce que je savais déjà à ce point là : Ses romans ont le même effet sur ses lecteurs. Je n’ai dont pas hésité lorsque j’ai su qu’il était possible de se procurer ses livres le jour-même. J’ai commandé ses deux romans : « Le voile de la peur » et « Les femmes de la honte ». Je les recevrai sous le format d’un coffret et ils seront dédicacés. Un beau cadeau à moi de moi juste avant les fêtes!

Shotgun Godin

Tuesday, 2 December 2014

Une addition à notre famille

Je suis de retour après deux semaines d’absence. J’avais beaucoup à dire mais peu de temps à moi pour écrire. Les deux dernières semaines ont été folles en émotions. Deux événements majeurs sont venus bousculés les petites vies plates que ma famille menait. Ça eu pour effet de nous pousser à mettre certaines choses de côté. Pour moi, c’est le blogue qui en a souffert. Mes deux prochains articles seront justement en lien avec les événements des dernières semaines. Je commence aujourd’hui avec celui qui m’a affecté le plus directement, la naissance de ma nièce!

Marylou est le deuxième enfant de ma sœur Jolène et son mari Christian. Ils ont eu Luka moins de deux ans auparavant, le 24 janvier 2013. Comme Jolène avait eu une césarienne pour Luka et que Marylou s’enlignait elle aussi pour être un gros bébé, elle devait donner naissance le 26 novembre en avant-midi. Son accouchement était planifié, c’était même un peu prématuré donc on ne s’attendait pas à avoir de surprise. Pourtant, exactement une semaine à l’avance, ma sœur m’a texté juste avant le début des classes pour m’annoncer qu’elle avait perdu ses eaux. Tsé le genre de nouvelle qui te fait paniquer juste un peu pis qui te donne envie d’être n’importe où sauf à la job. Ben yeah… ça! Vers 16h, Marylou a vu le jour. Une belle poupoune de 10lbs9oz, juste 8oz de plus que son grand frère. Ils m’ont assuré que tout s’était bien passé, que la mère et la petite était en bonne santé et m’ont envoyé des photos. À ce moment, j’ai pris mon mal en patience et je suis retournée travailler jeudi et vendredi comme prévu.

Marylou, quelques minutes à peine après sa naissance

J’ai pris la route pour l’hôpital de Bathurst dès la fin des classes vendredi. J’avais déjà pris congé du lundi au mercredi de la semaine suivante, donc je partais pour presque une semaine entière. Mon rôle? Aider ma sœur à la maison comme elle se remettait d’une chirurgie et était seule avec deux enfants. J’ai aidé au ménage, aux repas, j’ai joué BEAUCOUP avec Luka! Ça faisait des longues journées pas mal jva te dire. Heureusement, Christian travaillait alentour donc il était à la maison le soir. J’ai pris congé mais ce ne fut pas des vacances reposantes! Je suis revenue à Moncton pas mal brûlée et j’avais mal partout. Marraine a servi de terrain de jeu pendant plusieurs jours pour son filleul adoré! Heureusement qu’il y a eu tempête le jeudi. Une bonne journée de repos avant de reprendre un rythme de vie régulier!

Bébé à marraine avec son beau pyjama!

Pour ce qui est de Marylou (parce que vraiment, c’est elle la vedette ici!) ben y’a pas grand-chose à dire tellement elle est sage! Elle fait déjà pratiquement ses nuits, elle se nourrit bien, elle se laisse faire quand c’est le temps du rot et elle est super efficace en plus, elle ne régurgite presque pas… Un ange quoi! Quand elle chigne, ce qui est rare, c’est presque difficile de l’entendre. Elle fait de beaux sourires (sans trop savoir ce qu’elle fait bien sûr) et elle se soulève la tête par elle-même pour de courts instants. Elle ressemble beaucoup à son frère physiquement et aussi au niveau de la force. Luka avait, par contre, beaucoup plus de caractère! C’est un petit bijou gâté qui ne manquera jamais d’amour! En plus, son frère l’adore et ne semble pas du tout jaloux d’elle. Un gros souci en moins croyez-moi!

Oh le gros bec à sa petite soeur!

Coucou! Un petit sourire pour vous tous!
Ils ont tout un air de ressemblance non?

Je retourne la voir cette fin de semaine. J’ai déjà hâte! Longue vie à cette merveilleuse petite famille!

Shotgun Godin

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